SEB justifie le prix de son homologue chinois Supor par l’ampleur des synergies offertes

le 15/02/2008

Après un exercice 2007 solide, le leader mondial du petit électroménager prévoit une amélioration de ses performances en 2008

Rien ne semble entamer l’optimisme de Thierry de La Tour d’Artaise, PDG du groupe SEB. « Nous ne sentons pas de ralentissement aujourd’hui. Quelle que soit la situation économique, nos objectifs sont de poursuivre la croissance organique, l’amélioration de la marge opérationnelle tant en valeur qu’en taux ainsi que le désendettement à structure constante », prévoit le dirigeant qui précisera ces perspectives dans le courant de l’année. Selon le consensus établi début janvier, SEB pourrait réaliser un chiffre d’affaires de 3313 millions d’euros cette année pour une marge opérationnelle de 359 millions. La direction entend persévérer dans la voie qui a permis au groupe d’afficher en 2007 une marge opérationnelle de 301,1 millions d’euros, légèrement supérieure au consensus, en hausse de 14,7 % par rapport à 2006. Le leader mondial du petit électroménager va donc continuer sa politique reposant sur des efforts accrus en R&D (230 produits lancés en 2008 contre 210 en 2007), le renforcement des investissements publicitaires et marketing (+15 % dont +21,5 % à 226 millions hors coopérations commerciales) destinés à accroître les parts de marché, et l’amélioration du mix-produit. « Nous allons étendre la présence de nos produits stars avec la poursuite de leur internationalisation, tels que les machines à pain, la friteuse Actifry ou l’appareil multi-boissons Dolce Gusto », détaille le PDG.

Ces perspectives s’entendent à périmètre constant, hors Zhejiang Supor Cookware (Supor), dont SEB a pris le contrôle le 21 décembre dernier avec 52,74 % du capital, moyennant 344 millions d’euros. Intégré dans les comptes à compter du 1er janvier 2008, Supor est le numéro un chinois des articles culinaires et numéro deux du petit électroménager culinaire. De nombreuses synergies, qui seront chiffrées dans le courant de l’été, ont été identifiées : rapatriement du sourcing de produits jusque-là confiés à d’autres acteurs chinois, élargissement de l’offre de Supor avec l’apport du portefeuille de SEB, développement d’une offre entrée de gamme sur les marchés internationaux, mutualisation des achats, etc. « Ces synergies justifient le prix payé », considère Jean-Pierre Lac, directeur général adjoint de SEB en charge des finances.

A lire aussi