Les provisions des banques sujettes à débat

le 05/03/2008

La mise en valeur de marché des portefeuilles se fonde sur des indices de crédit discutables

Quelle réalité économique recouvrent les milliards de dollars de provisions passées par les banques sur leurs portefeuilles de crédit ? La question se posera à nouveau dans les jours qui viennent alors que les banques d’affaires américaines, Goldman Sachs en tête, s'apprêtent à publier mi-mars leurs résultats du premier trimestre. Les analystes financiers s'adonnent depuis plusieurs jours à leur jeu favori du «qui perd gagne». C’est à qui prévoira les pertes les plus élevées. Ceux d’UBS ont frappé fort en annonçant 600 milliards de dollars de pertes liées au subprime, dont 350 milliards à la charge des banques et des courtiers. Guy Moszkowski, l’analyste vedette de Merrill Lynch, estime que Citigroup passera 18 milliards de provisions au premier trimestre et sera encore en perte. Même les fonds souverains s’y mettent. «Il en faudra bien plus» que les injections de capital déjà réalisées «pour renflouer Citigroup et d’autres institutions financières», a jugé hier Sameer al-Ansari, le patron du Dubaï International Capital.

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