Une présentation de Suez Environnement aux analystes aura lieu le 4 avril

le 27/02/2008

Lors de ses résultats, Suez a réaffirmé qu’il comptait mener à bien la fusion avec GDF avant la fin du semestre en cours

Si, avec un Ebitda de 7,9 milliards d’euros (+12,4 %), Suez a présenté hier des résultats 2007 en haut des attentes, l’attention s’est rapidement portée sur l’avancée du processus de fusion avec GDF. « Un projet que nous sommes déterminés à mener à son terme au cours du semestre », a redit le PDG Gérard Mestrallet.

Bien entendu, il reste des étapes à franchir. Mais l’avis du comité d’entreprise européen (CEE) de GDF est espéré le 11 mars et celui du comité central d’entreprise (CCE) pourrait être sollicité en avril. Ensuite, les conseils d’administration seront en mesure de se réunir pour préparer les assemblées générales, qui pourront se tenir un peu plus d’un mois après (quarante jours plus tard dans le cas de Suez).

Parallèlement, les deux partenaires ont aussi mis en chantier les autres opérations liées à la fusion. Le groupe prépare activement l’IPO de Suez Environnement, qui aura lieu « concomitamment à la fusion avec GDF », soit dans le semestre d’après le calendrier actuel. Ainsi, une réunion de présentation de Suez Environnement aux analystes est d’ores et déjà programmée pour le 4 avril prochain.

Pour satisfaire Bruxelles, Suez et GDF devront aussi se défaire de leurs parts respectives dans Distrigaz et la SPE. « Le processus de cession a été engagé », a indiqué Gérard Mestrallet, afin que ces opérations soient réalisées « immédiatement après la fusion ». Le PDG n’a toutefois pas souhaité en dire plus sur les négociations en cours. Il a simplement rappelé que le futur groupe n’ayant pas besoin de cash, les deux partenaires seraient très attentifs aux actifs proposés en retour par les candidats.

Pour Gérard Mestrallet, les évolutions récentes du secteur renforcent en tout cas la logique du projet. Projet qui, pour mémoire, vise un Ebitda de 17 milliards en 2010. Et quand bien même un retard devrait intervenir, il n’aurait « pas de conséquences stratosphériques si c'était décalé de quelques semaines », a tenu à rassurer le PDG.

Le marché se veut-il alors trop prudent ? Oddo le pense. « Le nouveau groupe GDF Suez traite avant synergies avec une décote par rapport au secteur (EV/Ebitda 2008 de 6,8 et PE de 12,3 contre respectivement 8 et 15 pour le secteur), alors même que les synergies seront conséquentes (au moins 1 milliard d’euros de vraies synergies) et que les perspectives de croissance sont supérieures à celles du secteur (croissance à deux chiffres) », écrit l’intermédiaire.

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