Le marché européen des fusions-acquisitions en baisse de 38% en février

le 29/02/2008

Le bilan mensuel fait en revanche apparaître une très forte poussée des rachats de parts minoritaires

Janvier avait déjà révélé un affaiblissement du marché des fusions-acquisitions (F&A). Février a été de la même veine, avec des volumes en recul d’environ 50% sur un an glissant. Si, d’après des données de Thomson Financial, l’Europe a limité sa baisse à 38%, les Etats-Unis ont accusé un recul de près de 55%.

Les rachats de parts minoritaires affichent néanmoins des chiffres flatteurs. Peu influents en 2006 et même au début de 2007 (29% des volumes de F&A en février 2007), ils représentent désormais la grande majorité des transactions : 86,8% des volumes en février. Une part à peu près équivalente à celle déjà constatée en janvier.

«Cette tendance peut être attribuée au déclin des opérations de LBO, qui avaient contribué à stimuler les volumes de rachats de parts majoritaires en 2006 et 2007», explique Thomson Financial. La part des LBO reste en effet en dessous des 10% alors qu’elle culminait à plus de 30% au printemps dernier. Autre signe du déclin, les volumes de LBO finalisés n’ont pas dépassé les 828 millions de dollars en février. Excepté janvier (410 millions), «il faut remonter à juin 1998 pour trouver un volume mensuel de LBO finalisés inférieur à 1 milliard de dollars», ajoute Thomson Financial.

Mais cette envolée des offres aux minoritaires peut aussi être vue comme la conséquence du dynamisme du marché des F&A en 2007. Après les rachats massifs opérés l’an passé, les acquéreurs doivent désormais faire face à leurs obligations, tel le rachat intégral des filiales qui, par ces opérations, ont subi un changement de contrôle. C’est ainsi qu’après avoir repris Altadis, Imperial Tobacco a dû lancer une offre sur les 40% de Logista que ne détenait pas Altadis.

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