DL Software accentue son leadership chez les laboratoires d’analyses

le 17/01/2008

L’éditeur de progiciels s’est porté acquéreur de son homologue Biosystem et porte à 2000 le nombre de ses labos

DL Software renforce sa position de leader sur le marché des logiciels dédiés aux laboratoires d'analyses médicales privés devant Agfa. Déjà n°1 avec 31 % de part de marché en France au travers de Progimed, l’éditeur et intégrateur de progiciels de gestion verticaux s’est porté acquéreur de 100 % du capital de son homologue Biosystem, dont la part de marché est estimée à 15 % contre 20 % pour son concurrent belge.

Le prix d’acquisition n’a pas été rendu public. Il est tout de même précisé que l’opération s’est effectuée sur la base d’une valeur d’entreprise « inférieure à 6 fois le résultat d’exploitation », selon Patrick Lemaire, directeur général délégué de DL Software sachant que la société acquise disposait d’une trésorerie nette de 3,4 millions d’euros au 30 septembre 2007. L’opération est financée en cash à hauteur de 55 % et par endettement pour le solde. Biosystem a réalisé un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros en 2006 avec une marge d’exploitation de 20 % et un résultat net de 0,8 million d’euros. Pour 2007, « le chiffre d’affaires devrait marquer une tendance à la stabilisation avec un mix plus favorable à la marge brute », indique Jean-Noël Drouin, PDG de DL Software. La consolidation de Biosystem dans les comptes intervient à compter du 1er janvier 2008.

Sur le terrain, l’opération permet au groupe porter sa base installée à près de 2000 laboratoires avec l’apport de 700 unités supplémentaires, dont 50 dans le secteur public. « Progimed n’était pas présent sur les laboratoires hospitaliers et n’avait ni le savoir-faire commercial sur les appels d’offres ni la crédibilité pour adresser ce segment », se félicite Patrick Lemaire. L’opération permet également d’enrichir la gamme de logiciels de DL Santé avec l’apport d’une station de pilotage des automates. Fidèle à son modèle de fédérateur et face à une pénurie de personnel qualifié, le groupe ne va pas restructurer la société acquise. Deux des trois dirigeants restent au sein du groupe. « Par le passé, certaines de nos acquisitions ont vu leur rentabilité s’éroder la première année en raison d’investissements en hommes. Il n’est pas exclu que le cas de figure se reproduise avec Biosystem, il ne faudra en tout cas pas additionner les résultats pour les projections 2008 », préviennent les deux dirigeants.

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