Cybergun compte réduire son exposition aux Etats-Unis

le 22/01/2008

Le distributeur de répliques d'armes factices veut diminuer d'au moins 15 % les frais de structures américains

Jusque-là l’avenir de Cybergun se conjuguait à l’américaine, la stratégie de ce distributeur de répliques d'armes factices est entrain de changer. En cause, une chute des ventes outre-Atlantique depuis le début de l’exercice 2007-2008 où le groupe prend de plein fouet le ralentissement de la consommation globale et le succès des consoles de 3e génération. De plus, « la confiance ne s’est pas installée aussi rapidement en Europe chez nos distributeurs américains qui ne renouvellent plus leur stock dans cette période difficile pour la consommation. Ils ont aussi sans doute exagéré leurs achats il y a un an », note le président Jérôme Marsac. Si la direction ne détaille pas le repli des ventes aux Etats-Unis, il reste que le groupe affiche au terme des neuf premiers mois de l’exercice 2007-2008 un recul de 21,1 % de son activité à périmètre et taux de change constants. Si le premier semestre a été caractérisé par une baisse de 13,6 % de l’activité, Jérôme Marsac estime entre 15 et 20 % la décroissance à périmètre et taux de change constants enregistrée au troisième trimestre. Au final, le PDG s’attend « à une période difficile aux Etats-Unis », zone sur laquelle il se fixe de réduire « d’au moins 15 % les frais de structure en année pleine, les effets de cette politique se faisant sentir sur l’exercice prochain ». Et le management de parier sur « une légère croissance du chiffre d’affaires à taux de change constants » sur l’exercice en cours. Un aveu qui constitue la seconde révision en baisse des objectifs du groupe qui visait en début d’exercice un chiffre d'affaires dans le haut d'une fourchette située entre 20 et 25 % de croissance globale à taux de change constants avant de revoir une première fois ses ambitions entre 10 et 20 %. La direction table sur « une nette amélioration de sa marge opérationnelle au second semestre par rapport à celle du premier semestre », où elle avait atteint 3,5 %. Jerome Marsac indique espère « redevenir rentable sur l’ensemble de l’exercice mais ce n’est pas gagné, il peut y avoir des provisions». De toute façon, « 2007 restera pour nous historiquement difficile ». Aujourd’hui, la politique est donc clairement d’une moindre exposition « en risque sur le dollar et sur les Etats-Unis», indique le dirigeant qui compte faire passer le pourcentage de ses ventes aux outre-Atlantique de 80 % en 2006-2007 à 60 % sur l’exercice prochain.

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