L'économie française cale au deuxième trimestre

le 14/08/2015

La croissance a été nulle entre avril et juin. De son côté la zone euro s'est montrée un peu moins dynamique qu'espéré, la hausse du PIB ayant atteint 0,3% sur la période.

Après le bel élan du premier trimestre, le ralentissement brutal du deuxième. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) en France a été nulle au deuxième trimestre, selon les premiers résultats publiés vendredi par l'Insee. Les marchés étaient plutôt calmes à l'annonce de ce résultat. La bourse de Paris progressait de 0,6% dans les premiers échanges. 

En zone euro, la croissance économique a été légèrement inférieure aux attentes au deuxième trimestre, selon la première estimation du PIB publiée vendredi par Eurostat. Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a progressé de 0,3% sur la période avril-juin par rapport aux trois mois précédents, donnant une croissance de 1,2% en rythme annuel. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,4% d'un trimestre sur l'autre et de 1,3% sur un an.

Malgré ce ralentissement de l'économie française, le ministre des Finances Michel Sapin a affiché sa satisfaction. "Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l'activité se maintient. A fin du premier semestre, l'acquis de croissance est de 0,8% ce qui conforte notre objectif de 1% pour l'année 2015", a déclaré le ministre. Initialement annoncée à 0,6%, la croissance du premier trimestre a également été revue à la hausse à 0,7%.

Principales raisons au ralentissement du deuxième trimestre, une très faible progression de la consommation des ménages (+0,1%) alors qu'elle avait bondi au premier (+0,9%) et un effet de variation des stocks des entreprises fortement négatif (-0,4%), alors qu'il était pour beaucoup (0,3 point) dans la bonne performance d'ensemble du premier trimestre.

En revanche, le commerce extérieur a eu une contribution positive de 0,3 point, un plus haut depuis le quatrième trimestre 2011, du fait d'une progression des exportations (+1,7%) nettement plus forte que celle des importations (+0,6%).

L'investissement global s'est contracté de 0,3%, toujours plombé par le secteur de la construction. Hors celui-ci, l'évolution aurait été positive de 0,4 point. Celui des seules entreprises a progressé de 0,2%, soit là encore moins qu'au premier trimestre (+0,6%) mais son niveau atteint un plus haut depuis l'été 2008.

De son côté l'Allemagne a affiché une croissance de 0,4%, au deuxième trimestre, un peu moins soutenue qu'anticipé, selon les chiffres d'Eurostat.

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