Les créanciers de la Grèce disent avoir trouvé un accord de principe avec Athènes

le 11/08/2015

S'il se confirme, cet accord ouvrirait la voie à un troisième plan d'aide permettant au pays de rester dans la zone euro en échange d'un calendrier d'assainissement budgétaire

Les créanciers de la Grèce disent avoir trouvé un accord de principe avec Athènes

(Mise à jour à 12H24) Les créanciers internationaux de la Grèce ont indiqué, mardi, être parvenus à un accord de principe avec Athènes sur un nouveau plan d'aide. S'il se confirme, cet accord ouvrirait la voie à un troisième soutien financier qui permettra au pays de rester dans la zone euro et d'éviter une situation de défaut, selon des responsables grecs.

"Les créanciers de la Grèce ont conclu un accord de principe sur un plan d'aide au pays", a indiqué la Commission européen en fin de matinée, mardi, précisant qu'"il n'y a pas encore d'accord politique". Plus tôt dans la matinée, les négociateurs grecs avaient évoqué la conclusion d'un accord.

Il est urgent de boucler l'accord sur le plan de sauvetage, qui devrait porter sur 86 milliards d'euros mais dont le montant n'a pas encore été confirmé, avant le 20 août pour permettre à Athènes de rembourser un prêt de 3,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE). Les deux parties doivent s'entendre sur les objectifs budgétaires du programme de renflouement qui pourrait viser un excédent primaire (hors service de la dette) à partir de 2016.

Selon les termes divulgués mardi matin, la feuille de route prévoit un déficit primaire de 0,25% du produit intérieur brut en 2015, puis un excédent de 0,5% du PIB en 2016, de 1,75% du PIB en 2017 et de 3,5% du PIB en 2018, a précisé un responsable grec.

La Grèce et les institutions représentant ses bailleurs de fonds - Commission européenne, BCE et Fonds monétaire international - doivent parvenir en outre à un accord sur la création d'un fonds chargé de procéder aux privatisations et sur la manière de gérer les créances douteuses du secteur bancaire grec.

Les banques grecques devraient bénéficier d'une injection en capital d'un montant qui pourrait atteindre 10 milliards d'euros. Avant de pouvoir recapitaliser totalement les banques, il faudra cependant attendre que la BCE termine ses tests de résistance des établissements, qui pourraient ne pas être achevés avant octobre.

Les responsables grecs espèrent que l'accord pourra être adopté mercredi ou jeudi par le parlement d'Athènes puis validé vendredi par les ministres des Finances de la zone euro.

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