La gestion d’actifs de demain au cœur des débats de Sharing Experiences 2015

le 24/06/2015

Sharing Experiences 2015, organisé par l'Agefi avec BlackRock s’est tenu mardi soir. Au menu des échanges une question centrale : quelle seront les meilleures techniques de gestion demain ?

La gestion d’actifs de demain au cœur des débats de Sharing Experiences 2015

Avec quels outils négocier

la gestion d’actifs du futur ? Lors de la conférence-débats Sharing Experiences de l’Agefi

en partenariat avec la société de gestion d'actifs BlackRock, la question se posait en filigrane à

travers deux tables rondes. La première s’interrogeait sur l’allocation

d’actifs comme seule créatrice de valeur, la seconde sur la gestion d’actifs

dans un contexte de taux bas.

Les débats ont d’abord porté

sur les arbitrages entre la gestion active, et la gestion passive, fondée sur

les indices. Sur cette question, Philippe Mimran, directeur adjoint de la

division gestion d’actifs d’EDF note qu’il « n’y a pas de réponse définitive ».

« La gestion active ou passive dépend des conditions de marché. Par exemple aux

Etats-Unis on a tendance à privilégier la gestion active.»

En revanche il existe des

classes d’actifs où l’indiciel ne peut pas s’aventurer selon lui. Exemple avec

l’obligataire : « Le fait de répliquer

un indice nous semble dangereux. D’ailleurs on a une grande inquiétude sur la

liquidité du marché obligataire », souligne-t-il.

Smart Beta

Concernant le recours au

smart Beta, Tom Fekete, directeur du développement des produits iShares EMEA

pour BlackRock, note que « les gros fonds s’y intéressent. Cela permet une

gestion à coûts réduits ». Un choix confirmé par Philippe Mimran qui note que le

smart Beta offre une solution pour « les institutions qui possèdent un gros

portefeuille ».

L’allocation d’actifs dans

un contexte de taux bas a également été abordée au cours de ces tables rondes.

Des taux bas mais pour combien de temps ?

« Longtemps »,  si l’on en croit Thibaud de Vitry, directeur

des solutions banque et assurance chez Natixis AM. « Cela fait vingt ans que

j’entends les acteurs du marché dire qu’il faut se préparer à une hausse des

taux. On n’a pas pensé que cela allait continuer à baisser. » Selon lui « il

faut se préparer à rester dans un contexte de taux bas. » Il cite des exemples

de pays qui vivent dans cet environnement depuis des années, « comme le Japon »

tout particulièrement.

Unités de compte

De ce fait, la question de

la migration progressive des contrats en euros vers ceux en unités de compte (UC) risque de se poser avec insistance. Sur ce point, Bruno Lèbre, directeur des

solutions de gestion de fortune à Société Générale Private Banking s’est montré

optimiste. 

« Il a été difficile de convaincre nos clients que les unités de

compte avaient un intérêt alors qu’on disait partout que les contrats en

euros rapportaient plus. Mais depuis trois ans les UC progressent bien. Cela peut même représenter jusqu'à 50% des encours en assurance vie de certains de nos clients ». Le tout est de convaincre

les épargnants français. Car d’après Christian Dargnat, directeur général de

BNP Paribas AM, « il manque un travail d’éducation en France. Là où il y a du

risque, il y a du rendement. Depuis 10 ans, plus des deux tiers des investissements

portaient sur des actifs obligataires. Aujourd’hui les solutions privilégiées

sont les produits hybrides et diversifiés à 40%. Nous nous dirigeons vers de

nouveaux produits qui offrent du rendement car certains actifs ne sont pas

forcément valorisés aujourd’hui ». Car comme le souligne l’ancien patron de

l’Efama, « l’Europe est la zone dans le monde avec le plus d’épargne. Mais elle

est mal allouée ».

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