Le PIB français croîtra de plus de 1% en 2015, selon Michel Sapin

le 13/05/2015

Il a progressé de 0,6% sur les trois premiers mois de l'année, selon l'Insee, grâce à la consommation des ménages et aux variations de stocks des entreprises

L'économie française a enregistré une croissance plus forte que prévu au premier trimestre 2015, le PIB ayant augmenté de 0,6%, soit la progression la plus forte depuis le printemps 2013 (+0,7%), a annoncé l'Insee mercredi. L'institut tablait sur une hausse de 0,4% du PIB. 

La hausse de la consommation des ménages  (+0,8%) et des stocks des entreprises sont à l'origine de ce sursaut d'activité, la variation des stocks ayant contribué à la croissance du PIB pour +0,5 point après +0,1 point fin 2014, souligne l'institut. Mais la formation brute de capital fixe totale reste le talon d'Achille français avec un recul de -0,2% après -0,4% au quatrième trimestre 2014, ajoute l'Insee.

Pour les économistes, la baisse du prix du pétrole, celle de l'euro et des taux d'intérêt ont créé un contexte économique favorable. L'acquis de croissance pour 2015, le niveau de l'ensemble de l'année si la croissance des trois derniers trimestres était nulle, se situe à +0,7%. Sur l'ensemble de 2015, la croissance de l'économie française "dépassera 1%", a indiqué ce mercredi le ministre des Finances, Michel Sapin sur BFMTV. Pour le deuxième, l'Insee table sur une croissance de 0,3%, tout comme la Banque de France qui a publié son estimation hier.

La croissance française semble toutefois sans effet sur l'emploi, celui-ci ayant diminué de 0,1% au premier trimestre dans les secteurs marchands non agricoles, a indiqué l'Insee. Des statistiques à rapprocher des chiffres du commerce extérieur: les exportations ont ralenti au premier trimestre (+0,9% après +2,5%) tandis que les importations ont accéléré (+2,3% après +1,5%), selon l'Institut.

Autre chiffre révélé par l'Insee ce mercredi, les prix à la consommation ont augmenté de 0,1% en avril en France sous l'effet de la hausse des prix de certains services et produits manufacturés et du renchérissement des produits pétroliers. Ils avaient augmenté de 0,7% en mars.

L'Insee a par ailleurs révisé en baisse la hausse du PIB au quatrième trimestre 2014 à 0% contre +0,1% auparavant. Pour 2014, l'Insee a abaissé la croissance moyenne à 0,2%, soit moitié moins que ses estimations précédentes. Enfin, il a revu la séquence de croissance des années 2012 et 2013 à 0,2% pour la première et 0,7% pour la seconde, contre 0,4% et 0,3% auparavant.

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