Après l'échec de la présidentielle grecque, des législatives se profilent début 2015

le 29/12/2014

Stavros Dimas n'a pas recueilli le nombre de voix nécessaires pour être élu, provoquant des législatives peut-être dès le 25 janvier avec le risque d'une remise en cause du plan d'aide au pays.

Après l'échec de la présidentielle grecque, des législatives se profilent début 2015

La Grèce va devoir organiser des élections législatives anticipées dès 2015 après l'échec des Parlementaires à élire un nouveau président.  Mais une nouvelle majorité parlementaire pourrait aboutir à la remise en cause du plan d'aide actuel à la Grèce.

Le premier ministre, Antonis Samaras, pourrait demander la dissolution du Parlement dès demain et organiser un scrutin législatif le 25 janvier.

Le seul candidat en lice, l'ancien Commissaire européen, Stavros Dimas, n'a pas recueilli les 180 voix nécessaires pour devenir président. Avec un score de 168 voix, il ne fait pas mieux que lors du deuxième tour de vote.

La perspective de nouvelles élections législatives anticipées, sans doute dès février, ouvre une phase d'incertitude pour les marchés financiers à un moment où l'économie grecque demeure fragile. Le parti de la gauche radicale, Syriza, qui veut renégocier le plan d'aide à la Grèce avec l'Union européenne et le Fond monétaire international (FMI) et rejette les politiques d'austérité, est en tête des sondages d'opinion depuis des mois, même si son avance a eu tendance à se réduire depuis quelques semaines.

Réagissant au résultat de l'élection, la bourse a reculé, l'indice composite des actions perdant 11,1%, ce lundi en fin de matinée. Le rendement des obligations d'Etat à 10 ans a bondi au dessus de 9%, une hausse de plus de 50 points de base.

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