L’économie britannique portée par la consommation des ménages

le 29/04/2014

L’activité a augmenté de 0,8 % durant le premier trimestre 2014 en première estimation, contre 0,7 % au cours des trois derniers mois de 2013

L’économie britannique portée par la consommation des ménages

La croissance du Pib (produit intérieur brut) outre-manche s’est accélérée au premier trimestre 2014, atteignant son rythme le plus rapide en plus de six ans en variation annuelle, grâce principalement à la consommation des ménages, selon l'étude de l'Office national de statistique (ONS) publiée mardi.

L’activité a augmenté de 0,8 % durant le premier trimestre 2014 en première estimation, contre 0,7 % au cours des trois derniers mois de 2013. Les ventes au détail ont augmenté, contre toute attente, en mars, selon des données officielles publiées le 25 avril.  La production industrielle a cru de 0,8 % sur les trois premiers mois de 2014, la production manufacturière de 1,3 %, et le secteur de la construction de 0,3 %, après avoir été fortement impacté par les tempêtes entre janvier et février. Le marché des services est quant à lui en croissance de 0,9 %.

Le Royaume-Uni pourrait se situer en tête des pays membres du G7 par la vigueur de sa croissance en 2014, selon Bloomberg.  L’agence souligne toutefois que le consensus sur la croissance britannique s’élevait à 0,9 % pour le premier trimestre. Les responsables politiques britanniques tablaient sur une croissance autour de 1 %. Ce renforcement de l’activité économique outre manche inquiète néanmoins les milieux financiers qui redoutent une hausse des taux directeurs de la banque centrale d’Angleterre (BoE) avant la fin de l’année 2014, le taux de facilité de dépôt étant actuellement de 0,5 %.

Un point noir toutefois, le déficit de la balance des paiements (5,5 % du Pib début avril 2014) risque de peser sur la reprise économique à terme. Autre interrogation,  les emprunts publics rapportés au Pib, instrument de mesure du déficit outre-manche, atteignent encore 6,6% malgré un reflux significatif lors du précédent exercice budgétaire qui s’est soldé par un ratio de 7,4%.

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