Le Haut conseil des finances publiques tempère l'optimisme du gouvernement Valls pour 2015

le 23/04/2014

Dans son avis sur les prévisions macroéconomiques gouvernementales pour 2014 à 2017, il juge toutefois « réaliste » l'hypothèse d'une croissance de 1% cette année

«Le Haut Conseil estime que la prévision d’une reprise en France portée par une amélioration de l’environnement international est vraisemblable. Il note toutefois que l’hypothèse de demande mondiale adressée à la France retenue par le Gouvernement est un peu plus élevée que celle des organismes internationaux». Cet avis du Haut conseil des finances publiques, publié dans la nuit de mardi à mercredi, porte sur les prévisions macroéconomiques et le projet de stabilité du gouvernement de Manuel Valls pour 2014 à 2017.

Le scénario macroéconomique du gouvernement table sur une accélération progressive de l’activité à 1 % en moyenne annuelle pour 2014 et 1,7 % pour 2015. S'il juge « réaliste » l'hypothèse retenue pour 2014, le Haut Conseil estime toutefois que «la prévision de croissance du gouvernement de 1,7 % se situe dans le haut de la fourchette des prévisions des organismes internationaux» et que ce scénario «comporte plusieurs fragilités et est sujet à différents aléas».

Le Haut conseil note que «le Gouvernement entend poursuivre la consolidation budgétaire avec une réduction du déficit structurel annoncée de 0,8 point par an en 2014 et en 2015 puis de 0,5 point par an en 2016 et en 2017, après 1¼ en moyenne annuelle sur la période 2011-2013. Cet ajustement porte sur les dépenses publiques, dont la croissance en volume serait ramenée en moyenne à 0,1 % par an sur 2014-2017, après 0,8 % sur la période 2011-2013. Une partie de ces économies permettrait également de financer les baisses de prélèvements obligatoires récemment annoncées pour les entreprises et les ménages d’un montant cumulé de 1 point de PIB sur la période 2015-2017».

Il ajoute que «ce scénario suppose un enchaînement favorable où l’effet de la confiance restaurée permettrait de traduire rapidement les baisses des prélèvements en emplois, en revenus pour les ménages et en investissement des entreprises et, en conséquence, de limiter les effets sur l’activité d’une maîtrise renforcée des dépenses publiques».

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