Le déficit commercial japonais atteint un niveau record

le 27/01/2014

La politique de dépréciation du yen a certes augmenté les exportations en 2013, mais aussi le prix des importations énergétiques

Pénalisé par sa facture pétrolière elle-même gonflée par la dépréciation du yen, le Japon a accusé en 2013 un déficit commercial record de 11.470 milliards de yens (112 milliards de dollars ou 82 milliards d'euros) contre 6.940 milliards en 2012, a annoncé lundi le ministère des Finances. Il s'agit du troisième déficit commercial du Japon en autant d'années, du jamais vu depuis l'établissement des statistiques en 1979.

Depuis fin 2012, la politique reflationniste du Premier ministre Shinzo Abe a eu pour effet d'améliorer les bénéfices des exportateurs grâce à la dépréciation du yen. Selon les chiffres du ministère, les exportations ont augmenté de 9,5% en 2013, leur première hausse en trois ans. Sur le seul mois de décembre, les exportations ont augmenté de 15,3% sur un an, leur 10e hausse d'affilée, grâce notamment aux ventes de voitures aux Etats-Unis, et les importations ont bondi de 24,7%.

De leur côté les importations en volume ont diminué de 1,5%, leur troisième baisse consécutive. Dans le même temps, l'effet de change a renchéri les importations, à commencer par la facture énergétique devenue plus importante avec l'arrêt des centrales nucléaires consécutif à la catastrophe de Fukushima.

La balance commerciale du mois fait ressortir un déficit de 1.300 milliards de yens, proche du consensus (1.223 milliards), soit un 18e déficit mensuel consécutif - un record au Japon.

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