La rémunération du livret A est maintenue à 1,25%

le 15/01/2014

Le ministre de l'économie a pris cette décision malgré la publication d'une faible augmentation des prix à la consommation en France en 2013

Photo: PHB

 La rémunération du livret A et du livret de développement durable sera maintenue à 1,25%, a indiqué mercredi 15 janvier le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, qui s'est érigé en défenseur de la protection du pouvoir d'achat des épargnants. Son annonce est intervenue peu après que le gouverneur de la Banque de France (BdF), Christian Noyer,  a recommandé une baisse du taux du produit d'épargne le plus populaire en France à 1% pour tenir compte du ralentissement de l'inflation.

"Compte tenu de l'attention qui est celle du président de la République et du gouvernement au pouvoir d'achat de l'épargne populaire, je maintiendrai le taux du livret A à 1,25%", a dit Pierre Moscovici dans une interview sur Radio Classique et LCI. Il a ajouté que la décision avait été prise "en pleine concertation" avec Christian Noyer. Pour justifier sa recommandation d'un taux à 1% qui aurait dérogé à la "stricte application" du calcul réglementaire, le gouverneur a évoqué la nécessité de contribuer à la diminution du coût de financement de l'économie d'une part, et "la perspective de préserver globalement le pouvoir d'achat des épargnants, compte tenu des hausses de TVA de début d'année" d'autre part.

Selon la formule officielle, qui comprend l'évolution de l'inflation, le rendement du livret A aurait dû revenir à 0,75% à partir du premier février prochain, au lieu d'être maintenu à 1,25%, niveau instauré lors de la précédente révision le 1er août 2013. Début janvier déjà, Pierre Moscovici avait prévenu qu'il n'était pas favorable à une baisse du rendement du Livret A. Depuis que le taux du Livret A été abaissé à 1,25%, le produit a de surcroît enregistré de fortes décollectes mensuelles. 

En 2013, les prix à la consommation n'ont augmenté que de 0,7%, leur plus faible hausse depuis 1998. Cette évolution ravive les craintes de déflation en Europe.

 

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