Les taux de la BCE n'ont pas atteint leur plancher, selon Mario Draghi

le 01/08/2013

Il a estimé que 50 points de base n'est pas un plancher pour le taux refi et que certains indicateurs économiques restent orientés à la baisse en zone euro

Les taux de la BCE n'ont pas atteint leur plancher, selon Mario Draghi

« Le conseil des gouverneurs confirme qu'il s'attend à ce que les taux

directeurs de la BCE restent à leurs niveaux actuels, voire plus bas, pour une

période prolongée », a déclaré le présdent de la Banque centrale

européenne (BCE), Mario Draghi, lors de sa conférence mensuelle. « 50 points de base n'est pas un plancher

pour le taux refi, sur les taux, nous n'avons pas atteint le niveau zéro »,

a-t-il insisté peu après l'annonce que la BCE maintenait, pour l'heure, ses principaux taux (le taux de refi s'élève à 0,5%). Le président a précisé que  l’horizon des « indications sur l'orientation future est celui d'une inflation qui restera

contenue, d'une dynamique faible du crédit, d'une croissance faible ».

A propos de l’évolution de la conjoncture, le président a estimé que « globalement,

l'activité économique en zone euro devrait se stabiliser et se redresser à un

rythme lent. Les risques entourant les perspectives économiques dans la zone

euro continuent d'être orientés vers une baisse ».  De plus « les évolutions récentes des

conditions au niveau mondial et sur les marchés financiers et les incertitudes

qui y sont associées pourraient avoir le potentiel d'affecter négativement les

conditions économiques », a-t-il dit « Parmi les autres risques

baissiers figurent la possibilité d'une demande intérieure et mondiale plus

faible que prévu et une mise en oeuvre insuffisante des réformes structurelles

dans les pays de la zone euro ».

Toutefois le président a considéré

que « pour le reste de l'année et 2014, la croissance en zone euro devrait

bénéficier d'une reprise progressive de la demande mondiale ».

A propos de la transparence des débats internes à la BCE, « le Conseil des gouverneurs pense que ce

serait une bonne chose que les motivations des décisions soient communiquées »,

a déclaré Mario Draghi. Précisant que la question des minutes sera proposée dès

l’automne par le directoire, le patron de la BCE entend aussi veiller à ce que l'

« indépendance des responsables de

la politique monétaire de la BCE ne

soit pas menacée ».

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