La panne de la croissance économique française se confirme pour 2012

le 28/12/2012

La hausse du PIB a été revue en baisse à 0,1% au troisième trimestre, et non plus 0,2%, par l’Insee qui table sur une hausse de l'activité de seulement 0,1% sur l'année.

La panne de la croissance économique française se confirme pour 2012

La croissance de l'économie française a été revue en baisse à +0,1% et non plus +0,2% au troisième trimestre, après un repli de 0,1% au deuxième, selon l’Insee. Dans les comptes nationaux trimestriels publiés ce vendredi 28 décembre, l’institut indique également que l'acquis de croissance de la France pour 2012, sa performance économique sur l'année si l'évolution du PIB restait nulle sur les trois derniers mois, a lui-aussi été revu en baisse de 0,1 point à +0,1%.

Pour 2012, l'Insee pronostique une croissance moyenne de 0,1%, avec une contraction de 0,2% de l'activité au quatrième trimestre, alors que le gouvernement espère une hausse du PIB de 0,3% pour l'ensemble de l'année. 

S'agissant du troisième trimestre, la contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance est confirmée à +0,2 point, de même que celle du commerce extérieur à +0,3 point. Mais celle de la variation des stocks s'inscrit en négatif de -0,4 point au lieu de -0,3 point en première estimation. L'investissement des entreprises non financières a rechuté à -0,6% contre -0,4% annoncé en première estimation après un rebond au deuxième trimestre - revu à +0,5% contre +0,6% initialement. Quant à l’investissement des administrations publiques, il est resté stable (+0,1% en première estimation).

L'Insee fait état par ailleurs d'une stagnation du pouvoir d'achat des ménages au troisième trimestre, après un rebond révisé en baisse à 0,3% au deuxième (contre une précédente estimation de +0,4%). Leur revenu disponible a progressé de 0,2% (après +0,5% au deuxième trimestre et +0,6% au premier). La consommation des ménages en valeur, stable au deuxième trimestre, a progressé de 0,4%, leur taux d'épargne ayant diminué d'un trimestre sur l'autre de 0,2 point, à 16,2%.

Du côté des entreprises, le léger redressement des taux de marge amorcé au deuxième trimestre s'est poursuivi (+0,1 point à 28,3%) grâce à une valeur ajoutée qui a progressé au même rythme qu'au trimestre précédent (+0,8% en valeur) alors que la hausse des impôts sur la production s'est accélérée (+1,9% après +1,1%).

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