Le système de retraite bientôt de nouveau réformé

le 19/12/2012

Pierre Moscovici a confirmé qu’une nouvelle réforme sera nécessaire d'ici 2017 pour assurer l'équilibre du régime pour lequel le COR propose plusieurs pistes.

Le système de retraite bientôt de nouveau réformé

Augmenter de 1,1% les cotisations pour la retraite, baisser de 5% le rapport entre la pension moyenne et le revenu moyen, ou encore décaler l’âge

effectif moyen de départ d’environ 9 mois supplémentaires, telles sont les

pistes ouvertes par le rapport du COR (Conseil d’orientation des retraites),

pour atteindre l’équilibre annuel des comptes en 2020 « si tout

l’ajustement à l’horizon 2020 se faisait sur un seul des trois leviers ».

Intitulé « Retraites : perspectives 2020, 2040 et 2060 », ce rapport

a été publié le 19 décembre. Ce document sensible est annonciateur d’une

nouvelle et délicate réforme. 

Malgré la réforme

de 2010 mise en œuvre sous la précédente majorité (relèvement progressif de

l'âge minimum légal à 62 ans …), le déficit des régimes de retraite risque,

sans nouvelle réforme, d'atteindre 18,8 milliards d'euros en 2017, contre 14

milliards en 2011, selon des projections que le Cor a présentées.

Mercredi 19

décembre, le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a

confirmé qu’une nouvelle réforme des retraites sera nécessaire d'ici 2017 pour

assurer l'équilibre financier du régime. Il a également indiqué qu'une concertation sur

le sujet serait engagée d'ici la mi-2013. La négociation d'une nouvelle réforme

des retraites figurait parmi les engagements pris par François Hollande pendant

sa campagne. « Il me semble qu'il faudra en effet revenir sur le

sujet », a déclaré le ministre sur RTL, précisant qu'il n'est pas

directement en charge du dossier. « Oui, il y aura sans doute une

(réforme), mais il faudra que ses paramètres soient des paramètres

justes », s'est-il empressé d'ajouter, affirmant vouloir prendre en compte

les paramètres financiers et de fond, et ne pas envisager de s'inspirer de la

« même philosophie » que celle du gouvernement de François Fillon.

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