Interview vidéo : Carol Sirou, présidente de Standard & Poor’s France

le 18/12/2012

Les agences de notation passées au crible, dans l'Interview finance, sur AGEFI TV.

Carol Sirou, la présidente de Standard & Poor’s France, répond en détail aux interrogations suscitées par le rôle des agences de notation au cours des dernières années.

Les questions

- Pourquoi les régulateurs réclament-ils une désintoxication ?

- Après les dégradations des Etats-Unis puis de la France, qui ont perdu leur triple A, sans aucune conséquence sur leurs coûts de financement, ne constatez-vous pas déjà une perte d’influence des agences sur les marchés ?

- Les régulateurs ont reproché aux agences de notation leur manque de transparence et des conflits d’intérêt. Avez-vous modifié vos pratiques ?

- Un certain manque de réactivité, en particulier vis-à-vis de grandes banques qui ont fait défaut, est aussi reproché aux agences. Avec le recul reconnaissez-vous effectivement un manque de vigilance ?

- A l’inverse, c’est plutôt une trop grande précipitation qui est reprochée par les dirigeants européens aux agences, concernant les pays de la zone euro en difficulté. Un mauvais timing.

- S&P avait précisé qu’il y avait une chance sur trois pour que la note soit à nouveau abaissée en 2012 ou 2013. Les dernières annonces du gouvernement français sont-elles à même d’améliorer le profil de la France ?

- Dans votre communiqué de janvier dernier vous pointiez du doigt les effets néfastes de l’austérité budgétaire. Est-ce qu’on doit ranger S&P parmi les adversaires de l’objectif des 3% de déficit pour 2013 ?

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