L’Eurogroup confirme que le MES sera sur les rails fin octobre

le 14/09/2012

Une première réunion de son conseil d’administration se tiendra le 8 octobre. Les ministres des finances de la zone euro réunis à Chypre ont décidé que les Etats membres verseront 32 milliards d’euros en deux tranches.

L’Eurogroup confirme que le MES sera sur les rails fin octobre

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) sera opérationnel à la fin du mois d'octobre,

a déclaré Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroup, vendredi, à l’occasion

de la réunion des ministres des finances de la zone euro à Chypre. Il a ajouté

que les États-membres verseraient 32 milliards d'euros au fonds de secours

permanent en deux tranches, d'ici la fin octobre, lui permettant ainsi

d'atteindre sa capacité initiale de prêt de quelque 200 milliards d'euros. Son

conseil d'administration se réunira pour la première fois le 8 octobre, en

marge de la réunion de l'Eurogroup.

L’annonce intervient deux jours après l'approbation de ce mécanisme par la

Cour constitutionnelle allemande. La Cour de Karlsruhe a cependant posé des

conditions à sa ratification du fonds de secours, en imposant une obligation de

consultation du Parlement allemand et en réclamant un droit de veto sur une

éventuelle augmentation de la participation de Berlin, qui contribue à hauteur

de plus d'un quart de l'enveloppe du MES. Mais Jean-Claude Juncker considère

que les conditions imposées par la Cour de Karlsruhe ne sont pas un obstacle au

MES. "Nous nous sommes tous accordés

sur le fait qu'aucune disposition du traité ne saurait être interprétée comme

débouchant sur une hausse de contributions pour les membres du MES sans accord

préalable de leurs dirigeants", a-t-il tenu à préciser.

Les ministres n'ont toutefois pas pu s'entendre sur la tarification des

prêts qu'accordera le MES, a dit un diplomate européen à Reuters. En outre, à

la différence de son prédécesseur, le Fonds européen de stabilité financière

(FESF), le MES aura par ailleurs la possibilité d'appliquer une pénalité aux

pays en difficulté. Des pays du nord de l'Europe, tels que les Pays-Bas,

plaident pour une telle disposition afin de lutter contre l'aléa moral, tandis

que d'autres s'opposent à ce qu'ils considèrent être une double peine.

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