La France enregistre un troisième trimestre de croissance nulle

le 14/08/2012

Le Pib est resté stable au deuxième trimestre 2012 comme durant les deux précédents, selon l'Insee, tandis que l'économie de la zone euro s'est contractée de 0,2% sur la même période, selon Eurostat.

La France enregistre un troisième trimestre de croissance nulle

 La prévision de croissance de 0,3% sur laquelle le gouvernement a bâti son budget 2012 est "raisonnable", a jugé mardi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici sur Europe 1. Pierre Moscovici s'exprimait alors selon les chiffres de l'Insee publié mardi, l'économie française a enregistré une croissance nulle pour le troisième trimestre consécutif sur la période avril-juin. Le ministre a aussi maintenu la prévision de croissance de 1,2% pour 2013.

Pourtant l'objectif de Bercy risque d'apparaître un peu optimiste. L'économie de la zone euro dans son ensemble s'est contractée de 0,2% entre avril et juin, selon l'estimation flash de l'agence européenne de la statistique Eurostat qui dit avoir constaté une diminution des dépenses des entreprises et des consommateurs. Sur un an, le PIB de la zone euro a diminué de 0,4%. Dans ce paysage morose, seule l'Allemagne, qui a publié ce mardi matin des statistiques économiques, continue de résister avec une hausse du PIB de 0,3% (corrigé des variations saisonnières) au deuxième trimestre, par rapport au trimestre précédent, un petit peu mieux que le consensus, grâce à des exportations et à une consommation soutenues.

En France, la production totale de biens et services a été stable, sur la période sous revue, ajoute

l'Insee. La production de biens manufacturés recule de nouveau (–1,0 %

après –0,9 %), notamment celle de matériels de transport (–3,3 %

après –0,8 %). Dans le même temps, la production de services a cru

faiblement, de +0,2 %, comme au trimestre précédent.

Les

dépenses de consommation des ménages ont légèrement reculé , de -0,2 %

après +0,2 %, tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale

croît à nouveau avec un taux de +0,6 % après un repli au premier trimestre

de –0,8 %.  Au

total, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué faiblement à

l’évolution du PIB : +0,1 point au deuxième trimestre, après une

contribution neutre au trimestre précédent.

Les

importations accélèrent nettement (+1,8 % après +0,6 %), tandis que

les exportations restent peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %). En

conséquence, le solde extérieur contribue de nouveau négativement à l’évolution

du PIB (–0,5 point, après –0,1 point). 

Les

variations de stocks des entreprises contribuent positivement à l’évolution de

l’activité : +0,3 point après +0,1 point au premier trimestre 2012.

Enfin l'emploi salarié marchant a été recul de 0,2% sur un an, avec 29600 postes détruits, selon l'Insee.

A lire aussi