Aux Etats Unis la hausse des créations d'emplois redonne espoir aux marchés

le 03/08/2012

Les créations d'emplois se sont élevées à 163.000 en juillet, contre 100.000 attendus, après 64.000 en juin, selon le département du Travail.

Aux Etats Unis la hausse des créations d'emplois redonne espoir aux marchés

L'économie américaine a créé plus d'emplois que prévu en juillet, selon les statistiques publiées vendredi par le Département du Travail, au lendemain du statu quo observé par la Réserve fédérale sur sa politique monétaire.  Le département du Travail a annoncé 163.000 créations d'emplois le mois dernier, alors que le marché attendait 100.000, après 64.000 emplois créés en juin (80.000 en première estimation).

Par ailleurs le secteur américain des services a crû plus que prévu en juillet, porté par une hausse des commandes, mais l'emploi y est tombé à son plus bas niveau en près d'un an, selon l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d'achats. L'indice ISM sectoriel est ressorti à 52,6 le mois dernier, contre 52,1 en juin. En revanche la composante de l'emploi a chuté à son plus bas niveau depuis septembre 2011, à 49,3 contre 52,3 le mois précédent. C'est la première fois depuis décembre qu'elle se contracte.

Après la publication de l'indice non manufacturier, les Bourses européennes ont accentué leur hausse, tout comme les futures sur indices de Wall Street, tandis que les Treasuries ont reculé tout comme les futures du Bund. A Wall Street, le cours des actions s'est redressé sur l'annonce des statistiques des créations d'emploi, le  S&P 500 semblant en bonne voie pour effacer les pertes enregistrées au cours des quatre dernières séances (-1,5%). En milieu de matinée, le Dow Jones industrial gagnait environ 217,40 points, ou 1,69%, à  13.096,28; et le Standard & Poor's 500 Index s'est adjugé 24.75 points, soit 1.81%, à 1.389,75.

A moins de quatre mois de l'élection présidentielle prévu en novembre, la Maison Blanche a vu dans les créations d'emplois le signe du dynamisme des recrutements et de la reprise de l'économie. Elle a estimé la légère hausse du chômage comme "malvenue", mais l'a relativisée. Le taux de chômage est passé de près de 8,2% en juin à prés de 8,3% en juillet alors que les économistes l'attendaient stable. "Aujourd'hui les statistiques de l'emploi apportent une nouvelle preuve que l'économie des Etats Unis poursuit sa reprise après la pire dégradation depuis la Grande dépression", a commenté Alan Krueger, président du cercle des conseillers économiques de la Maison Blanche dans un communiqué.

Mercredi la Réserve fédérale n'a pas succombé aux sirènes d'un nouveau plan d'assouplissement quantitatif que beaucoup appelaient de leurs voeux, même si elle a laissé entendre que de nouveaux rachats d'actifs pourraient intervenir prochainement pour soutenir l'économie. Elle a admis que les récents signaux montrent que l'activité perd un peu de son élan. 

A lire aussi