Aux Etats Unis, le ralentissement de l'activité se confirme

le 27/07/2012

D’avril à juin, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,5% en rythme annuel, sa hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2011. L'attente d'une nouvelle injection de liquidités dans l'économie par la Fed grandit.

Aux Etats Unis, le ralentissement de l'activité se confirme

L'économie américaine a encore ralenti au deuxième trimestre, les consommateurs étant de plus en plus nombreux à réfréner leurs dépenses. Et cette dégradation accroit la pression sur la Réserve fédérale, qui se réunit la semaine prochaine, en faveur d’une nouvelle injection de liquidités dans l’économie.

D’avril à juin, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,5% en rythme annuel, sa hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2011, a annoncé ce vendredi le département du Commerce. La croissance du premier trimestre a toutefois été révisée en hausse à 2% contre 1,9% annoncé lors de la première estimation. "L'économie peine à garder de l'altitude", a commenté Robert Dye, chef économiste chez Comerica à Dallas. La perte de vitesse de la machine économique américaine est la conséquence à la fois de la crise de la dette en zone euro, du fait d'un ralentissement de la demande européenne et des craintes suscitée par un plan de réduction de dépenses et de hausses d'impôts prévu pour début 2013. Les Américains diminuent, par précaution, leurs dépenses et amplifient la baisse d’activité. La crainte de perdre leur emploi dissuade de nombreux ménages de procéder à des achats qu'ils préfèrent reporter, phénomène particulièrement sensible dans l'automobile.

Les dépenses des consommateurs, qui représentent 70% de l'économie du pays, n'ont augmenté que de 1,5% sur le trimestre, bien moins que la hausse de 2,4% enregistrée sur la période précédente. D’ailleurs le sentiment des consommateurs a de nouveau baissé en juillet, l’indice de confiance reculant à 72,3 en juillet après 73 en juin, selon l'enquête Thomson Reuters-Université de Michigan. Il s’agit du plus bas niveau depuis le début de l'année. D’autres mauvaises nouvelles ont été publiées aujourd’hui. Les promesses de ventes immobilières ont diminué contre toute attente le mois dernier, l’indice de ces promesses reculant de 1,4% à 99,3 par rapport à mai, en raison d'une baisse du nombre de logements mis sur le marché, selon l'Association nationale des agents immobiliers.

Les derniers indicateurs en date, de l'emploi à l'industrie manufacturière, montrent que la marge de rebond est mince au troisième trimestre. Si elle est conforme aux prévisions des analystes, le ralentissement du Pib entre avril et juin ne peut qu’alimenter les attentes d’un un nouveau cycle d'assouplissement quantitatif (QE3) de la Fed. La Fed réunit la semaine prochaine un comité de politique monétaire (FOMC) au terme duquel aucune annonce spectaculaire n'est attendue et de nombreux économistes pensent qu'elle devrait attendre la réunion des 12 et 13 septembre pour avancer ses pions.

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