Un accord sur la dette grecque se précise

le 09/02/2012

Devant le parlement grec le 7 février 2012. Photo: Kostas Tsironis/Bloomberg

Les partis de la coalition gouvernementale en Grèce se sont mis d'accord sur un ensemble de mesures d'austérité à mettre en oeuvre en échange d'un deuxième plan d'aide international de 130 milliards d'euros à Athènes, indiquent jeudi deux sources gouvernementales.

Un des derniers points d'achoppement entre les responsables politiques portait sur les retraites complémentaires. Mais cette question a pu être réglée dans la matinée. "L'accord sera soumis au parlement dans les prochains jours, peut-être même dimanche, pour y être approuvé", a déclaré George Karatzaferis, chef de file du LAOS, parti d'extrême-droite membre de la coalition gouvernementale grecque.

Les négociations piétinaient depuis plusieurs semaines. Les trois partis de la coalition au pouvoir ne parvenaient pas à s'entendre sur les réformes réclamées par les bailleurs de fonds (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne) en échange de l'aide financière qui doit éviter à Athènes la cessation de paiement en mars.

La Grèce a pour objectif de lever 19 milliards d'euros d'ici à 2015 en cédant des actifs publics afin de rembourser sa dette, au lieu des 50 milliards d'euros de privatisations prévus initialement, rapporte jeudi un responsable de l'agence grecque de privatisation. "L'objectif est de lever 19 milliards d'euros d'ici 2015", a dit ce responsable sous couvert d'anonymat. "L'objectif de 50 milliards est maintenu mais dans un délai désormais rallongé", a-t-il dit, sans préciser de nouveau calendrier pour atteindre cet objectif.

Reste à savoir quel accueil l'opinion publique va réserver à l'accord qui vient d'intervenir. Les deux principaux syndicats du pays, GSEE (privé) et Adedy (public), ont lancé un appel à une grève de 48 heures à partir de vendredi pour dénoncer la cure d'austérité exigée par les bailleurs de fonds.  "Les réformes douloureuses qui créent de la misère pour les jeunes, les chômeurs et les retraités ne nous laissent pas beaucoup de marge. Nous ne les accepterons pas. Nous allons vers un soulèvement social", a déclaré le secrétaire général d'Adedy, Ilias Iliopoulous.

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