Le premier ministre grec poussé à annuler son référendum

le 03/11/2011

Les grands dirigeants de la planète, réunis à Cannes pour le sommet du G20, craignent l'aggravation de la crise qui frappe l'Europe si son plan de secours à la Grèce n'est pas mis en oeuvre rapidement.

La pression est trop forte. Réunis à Cannes pour le sommet du G20, les grands dirigeants de la planète ont clairement fait entendre au premier ministre grec, George Papandréou, que son projet de référendum menaçait la mise en oeuvre de l'accord anti-crise conclu à Bruxelles le 26 octobre dernier.  Celui-ci a offert de dialoguer avec son opposition politique et laissé entendre qu'il pourrait renoncer à son projet.

Il a toutefois conditionné l'annulation du référendum au soutien des Parlementaires à l'accord conclu avec l'Europe sur le sauvetage financier de son  pays, a t-il expliqué en conseil des ministres.  "Je serai satisfait même si nous n'allons pas jusqu'au référendum, qui n'a jamais été un objectif en soi", a affirmé George Papandérou.

Depuis plusieurs jours déjà, la résolution de la crise grecque s'est imposée comme une priorité aux yeux du G20 dont l'agenda est pourtant déjà très chargé.

"L'aspect le plus important de notre tâche pendant les deux prochains jours (à Cannes: NDLR) est de résoudre la crise financière ici en Europe", a déclaré le président américain Barack Obama. "Je suis d'accord avec le président Sarkozy sur le fait que l'Union européenne a fait des pas importants vers une solution globale et que ceci ne serait pas arrivé sans le leadership de Nicolas", a-t-il ajouté. "Mais ici au G20 nous allons devoir rentrer plus dans les détails sur la façon dont le plan sera mis en place, en totalité et de façon décisive", a martelé le locataire de la Maison-Blanche.

A lire aussi