Une nouvelle fois Sanofi-Aventis relève ses objectifs 2009, tablant sur une hausse d'environ 11% de son bénéfice net par action ajusté à changes constants – contre 10% auparavant et 7% initialement – grâce aux 500 millions de dollars de ventes de vaccins H1N1 attendus au quatrième trimestre. «Nous devrions engranger un montant du même ordre de grandeur au premier trimestre 2010», explique Jérôme Contamine, vice-président exécutif et directeur financier de Sanofi-Aventis, se félicitant d'être le seul laboratoire n'ayant pas de retard de livraisons de ses vaccins aux Etats-Unis.
Au troisième trimestre, le laboratoire a dépassé les attentes du consensus en publiant un résultat net ajusté hors exceptionnels de 2,2 milliards d'euros (+15,9%), pour un résultat opérationnel courant de 2,9 milliards (+11,9%) et un chiffre d'affaires de 7,4 milliards (+8% et +6% à changes constants). Alors que les ventes des produits phare du groupe (à changes constants) ont progressé plus rapidement que les attentes du marché au troisième trimestre: +22% pour Lantus, +14% pour Lovenox, +4% pour Plavix, «nous n'anticipons pas d'inflexion de tendance sur la fin de l'année, poursuit Jérôme Contamine. Plavix a enregistré une hausse de 11% aux Etats-Unis, et de 50% au Japon, où il devrait devenir un blockbuster avec un brevet protégé jusqu'en 2014».
Les frais commerciaux et généraux ne pèsent plus que 23,1% du chiffre d'affaires sur le trimestre, toutefois Sanofi-Aventis vise toujours 25% pour 2009, les coûts au quatrième trimestre étant traditionnellement plus élevés. «A moyen terme, nous n'avons pas d'objectifs précis, ajoute Jérôme Contamine. Nous continuons à travailler sur les synergies des fonctions support, mais tout dépendra des campagnes de lancement de nouveaux produits».
Après 6,2 milliards d'euros d'acquisitions et de partenariats depuis le début de l'année, Sanofi-Aventis vient d'annoncer le rachat d'Oenobiol, (57 millions d'euros de chiffre d'affaires), dans les compléments alimentaires beauté pour un montant non dévoilé. «Avec 4 milliards d'euros de cash-flow libre par an après dividendes, nous avons les moyens de poursuivre notre politique de croissance externe, sur les émergents, en OTC, et en R&D principalement en oncologie et diabétologie, conclut Jérôme Contamine. Toutefois, nous n'avons pas l'ambition de très grosse acquisition».