Dynegy Inc., Burger King (photo), Abertis, Merlin Ent., Univar, Autobar, Findus Italy à l'étranger ; Picard Surgelés, Giannoni, Go Voyages, Companeo, B&B Hôtels, Eurofarad, Histoire d'Or ou Trescal en France. L'été aura aussi été marqué par un retour des opérations à effet de levier (LBO) sur le milieu du marché (plus ou moins étendu). Les fonds ont d'énormes réserves (plus de 500 milliards de dollars en equity) et retrouvent des financements, à l'image de Lion Capital, qui a mis la main sur Picard Surgelés pour 1,5 milliard d'euros (9,4 fois son Ebitda 2009, dont 5,6 en dette), ce qui constituera le plus gros LBO français et le seul au-dessus de 1 milliard depuis septembre 2008 ! Pour Patrick Sandray, directeur du leveraged finance pour SG CIB France (et Italie), « la syndication de ces dettes LBO de l'été (a priori encourageante, NDLR) servira de test pour la suite de la reprise », et pour l'éventuel retour de « méga-deals » l'an prochain. Mais ces opérations ont surtout porté sur les plus belles possibilités de LBO secondaires ou tertiaires, et quelques dossiers ont été retirés du marché : Quick, Médi-Partenaires, Biscuits Poult, Qioptiq, etc. La réserve pourrait-elle se tarir ? « Je ne pense pas, estime Gwénaël de Sagazan. Le climat de confiance s'améliore plutôt, et le ‘midmarket' non coté, au-dessous de 500 millions d'euros, n'a jamais vraiment cessé d'être animé », poursuit l'associé de DC Advisory Partners, la banque d'affaires qui a encore conseillé huit opérations en France rien que cet été.