Deux anciens cadres dirigeants de Credit Suisse ont plaidé coupable aux Etats-Unis de manipulation comptable pour cacher les problèmes de leur entreprise sur le marché des prêts immobiliers à risque, rapporte L'Agefi suisse. Les deux hommes risquent cinq ans de prison et 250.000 dollars d'amende.
David Higgs, un Britannique de 42 ans qui s'est rendu aux autorités américaines, et son ancien subordonné Salmaan Siddiqui, un Américain de 36 ans, ont été inculpés à New York, a indiqué le département de la Justice. Un troisième ancien cadre dirigeant de Credit Suisse a été inculpé : Kareem Serageldin, un Américano-britannique de 38 ans qui vit en Grande-Bretagne. Il n'est pas aux mains de la justice américaine, mais encourt les mêmes peines.
Les trois hommes ont été licenciés par la banque helvétique en 2008 après la découverte de la fraude, qui consistait à «gonfler les prix d'obligations adossées à des actifs, dont des titres adossés à des crédit hypothécaires résidentiels subprime» afin de «créer un faux-semblant de profits».