Les taux longs des obligations souveraines des pays de la zone euro comme l'Italie ou la Grèce ne baisseront pas tant que des réformes structurelles n'auront pas été menées dans chacun des pays concernés, a estimé Philippe Delienne, président de Convictions Asset Management, au cours d'un point presse mercredi.
En revanche, il espère que l'opération exceptionnelle de la Banque centrale européenne (BCE) au cours de laquelle 489 milliards d'euros ont été prêtés à 523 banques européennes permettra de faire baisser les taux courts. Cette opération inédite de financement à trois ans a dépassé toutes les attentes.
"L'enjeu pour la BCE est de transmettre sa politique monétaire à l'économie sans acheter massivement des titres d'Etat", commente Philippe Delienne. "Mais cela va dépendre de ce que les banques vont faire de cet argent". Il estime qu'elles pourraient l'utiliser pour acheter des obligations d'Etat de court terme de leurs pays respectifs. Il est peu probable en revanche qu'elles achètent des obligations d'autres pays ou de la dette à long terme.