Concurrence. Pour justifier la béquille dont elle bénéficie depuis son sauvetage par l'Etat néerlandais, ING a dû céder aux exigences de la Commission européenne. Dans le cadre de l'accord de restructuration conclu avec Bruxelles, le groupe va, d'ici à 2013, se scinder en deux pôles, l'un axé sur les activités bancaires, l'autre dans l'assurance, et se concentrer sur le territoire européen. Cette opération sera menée via des introductions en Bourse et/ou des cessions, comme celle de la banque en ligne ING Direct USA. Depuis juillet, ING a déjà annoncé la vente de ses activités de banque privée en Suisse et en Asie, de réassurance aux Etats-Unis, d'assurance vie en Océanie et d'annuities et de crédits au Chili. ING va par ailleurs rembourser la moitié des 10 milliards d'euros d'aide publique qu'elle a reçus via une augmentation de capital de 7,5 milliards d'euros. Cette restructuration rappelle celle de Fortis, dont la branche néerlandaise nationalisée va tout de même pouvoir fusionner avec ABN Amro. Un rapprochement permis grâce à l'accord conclu entre l'Etat néerlandais et Deutsche Bank, qui va racheter certaines activités d'ABN.