Natixis poursuit sa réorganisation et adapte ses structures. Après avoir refondu ses activités dans la banque de financement et d'investissement, la filiale du groupe BPCE fait évoluer son pôle épargne. Dans la gestion d'actifs, l'une des trois activités du pôle avec l'assurance et la gestion privée, Natixis se dote de deux directions de gestion.
Sous la houlette de Pascal Voisin, directeur général de Natixis Asset Management (expertise européenne de Natixis Global Asset Management avec quelque 300 milliards d'euros d'actifs gérés à fin juin), Ibrahima Kobar prend ainsi la direction de la gestion taux et Emmanuel Bourdeix, celle des gestions actions, gestion diversifiée et de produits structurés (lire aussi notre rubrique «nominations»).
«Cette nouvelle structure, assez courante dans les sociétés de gestion, correspond à un modèle d'organisation plus adapté au monde institutionnel, qui a une exigence plus forte en termes de spécialisation. Les deux nouveaux dirigeants piloteront conjointement les pôles de recherche économique et extra-financière», explique à L'Agefi Pascal Voisin.
Le tandem formé par Ibrahima Kobar et Emmanuel Bourdeix, qui intègrent tous deux le comité exécutif de Natixis Asset Management, remplace Dominique Sabassier, précédemment directeur général en charge des gestions. Ce dernier est désormais chargé d'étudier le repositionnement des activités de capital investissement vers la gestion pour compte de tiers et devrait avoir vocation par la suite à piloter ce pôle.
Cette réorientation s'intègre dans le cadre du plan stratégique New Deal, lancé en septembre 2009 par Natixis, qui vise un recentrage des activités sur ses trois coeurs de métier que sont la banque de financement et d'investissement, l'épargne et les services financiers spécialisés. Dans ce contexte, Natixis a également annoncé officiellement jeudi l'intégration des activités de capital investissement au sein du pôle Epargne, comme l'indiquait en avril dernier L'Agefi.
Natixis Asset Management reste parallèlement intéressé par des partenariats. «Nous restons ouverts à des propositions nous permettant d'être davantage présents en Europe», indique Pascal Voisin, qui réitère qu'un groupe tel que Pioneer constituerait à ce titre un partenaire intéressant.