Les assureurs européens jouent gros sur le sauvetage de la Grèce

Ageas serait exposé à hauteur de 8 milliards d’euros aux pays périphériques, devant Allianz, Generali et Groupama selon le Wall Street Journal

Par Patrick Aussannaire le 28/06/2011 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

Les effets collatéraux de la crise grecque pourraient faire mal aux assureurs européens. Si l'américain Aflac a annoncé la semaine dernière avoir encaissé une perte avant impôts de 610 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice du fait de son exposition aux marchés grec, portugais et irlandais d'environ 2,6 milliards de dollars, les assureurs américains restent globalement peu exposés à la crise de la dette souveraine européenne, selon Deutsche Bank.
Ce qui n'est pas le cas des assureurs européens, selon le Wall Street Journal qui révèle que les assureurs de la zone euro les plus exposés sont le belge Ageas, ex-Fortis Holding, suivi de l'allemand Allianz, l'italien Generali et le français Groupama. Au 31 mars dernier, Ageas était assis sur un portefeuille d'obligations souveraines grecques de 1,2 milliard d'euros, auxquels s'ajoutent 1,6 milliard d'obligations espagnoles, 1,2 milliard d'obligations portugaises, 445 millions d'obligations irlandaises et 3,6 milliards d'obligations italiennes. L'exposition totale d'Ageas aux périphériques de 8 milliards, qui ne comprend pas la dette émise par les collectivités locales de ces pays, dépasse la valeur totale de ses actions de 7,4 milliards. «Il s'agit probablement de la compagnie d'assurance la plus exposée en Europe» estime Philippe Picagne, analyste chez CreditSights.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que l'assureur belge ait pris part mercredi dernier, avec Dexia, aux négociations des banques et assureurs concernant un éventuel «rollover» volontaire de la dette grecque. «Les assureurs européens ont tous investi dans les pays de la zone» indique Bart De Smet au Wall Street Journal. Et de préciser que la plupart de ses concurrents ne font pas preuve de la même transparence, en excluant une partie de leurs détentions d'obligations souveraines.
Avec 9 milliards d'euros, les assureurs français détiendraient le plus gros portefeuille d'obligations grecques. L'exposition de l'Italie et de l'Allemagne serait nettement plus limitée à respectivement 4 milliards et 3,5 milliards d'euros, selon Barclays Capital. L'exposition totale des compagnies d'assurance de la zone, qui se monte à 24,1 milliards d'euros selon Barclays Capital, reste néanmoins bien inférieure à celle des banques européennes qui détiennent 47,8 milliards d'euros d'obligations souveraines grecques en portefeuille.

Envoyer par mail
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte
 
 
 
 

Réagir à cet article

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez-vous

 

S’abonner gratuitement aux newsletters

 
 
 
 
 
Partenaires
Ishares
CPR Asset Management Newsmanagers
 
Nomination précédente
Emmanuel Mussault Directeur Marketing Intelligence et communication
Lectra
Emmanuel Mussault
Directeur Marketing Intelligence et communication
Damien Pellissier Directeur de la ligne métier PME
Arval
Damien Pellissier
Directeur de la ligne métier PME
Jean-Loup Savigny Directeur général de la ligne métier PME d'Arval France
Arval
Jean-Loup Savigny
Directeur général de la ligne métier PME d'Arval France
Grégory Libre Directeur commercial et marketing d'Arval France
Arval
Grégory Libre
Directeur commercial et marketing d'Arval France
Raffaella Piscopo Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Raffaella Piscopo
Consultant junior, Global Corporate Services
Nomination suivante
 
 
 
 
 
 

 
 

Communautés

Derniers membres enregistrés