Pour la deuxième édition de son baromètre annuel sur les tendances de l'actionnariat salarié, Hewitt Associates relève la forte accélération des plans d'actions gratuites. Sur les 56 répondants de l'enquête (essentiellement au sein du SBF 120), 26% ont proposé des actions gratuites, avec ou sans conditions de performance, à l'ensemble de leurs salariés en 2010, contre seulement 14% en 2009. Un mouvement qui devrait se poursuivre. En 2009, seules 45% des entreprises envisageaient un plan d'actionnariat salarié pour l'année à venir contre 56% en 2010. Parmi ces dernières, 32% caressent l'idée d'un plan d'attribution d'actions gratuites.
«L'actionnariat salarié est un vrai canal de communication pour l'entreprise, tout en sécurisant les risques pour les salariés», explique Joël Réthoré, directeur de l'actionnariat salarié chez Hewitt Associates. En effet, les sociétés choisissent de plus en plus de proposer des offres limitant les risques. Un plan sur deux présente une garantie : 86% une protection de l'apport personnel, 24% une protection du capital, et 10% une protection du risque de change. En outre, les offres à effet de levier (pour lesquelles le salarié ne porte pas le risque) progressent.
Pour les offres classiques, une décote – en général de 20% – est appliquée dans 79% des cas. Plus de la moitié des entreprises offrent un abondement, essentiellement en cash et proportionnel au versement. En revanche, le critère lié à l'ancienneté disparaît. Cet abondement est supérieur à 1.000 euros dans 48% des cas, et même supérieur à 2.000 euros pour plus d'un quart.
Plus des deux tiers des entreprises mettent en place un plan au moins tous les deux ans (38% tous les ans). Et 88% des sociétés encouragent l'actionnariat salarié (contre 81% en 2009), avec pour premiers objectifs de renforcer le sentiment d'appartenance à l'entreprise (91%), d'accroître la motivation et l'engagement (63%) et de donner un avantage financier supplémentaire en complément de la rémunération (59%). Cette politique, «permet de réinstaurer un dialogue avec les salariés, et d'apaiser les relations sociales, particulièrement en cette période de sortie de crise», ajoute Joël Réthoré.
En revanche, les 12% d'entreprises non favorables à l'actionnariat salarié invoquent essentiellement la réticence de l'actionnaire de référence.