Prudence. Les banques françaises doivent aborder 2010 avec prudence car des sources de vulnérabilité existent encore, a estimé le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, lors de la présentation du rapport annuel 2009 de la Commission bancaire. L'amélioration du risque de crédit passe par une activité économique soutenue. La hausse des probabilités de défaut calculées par les banques continuera donc à être suivie « avec attention » par l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP). De nouvelles vulnérabilités se font aussi jour, comme le risque de décotes sur les actifs toxiques, dont ceux liés à l'immobilier américain, ou les risques liés à la détention de titres souverains et CDS (credit default swaps) sur ces titres, dont la valeur de marché est susceptible de baisser. Néanmoins, « les banques françaises apparaissent dans l'ensemble bien armées pour relever les défis qui se dessinent à court et moyen terme ». Pour Danièle Nouy, secrétaire générale de l'ACP, les banques ne sont pas sous pression pour liquider les actifs toxiques qui restent encore dans leur bilan, et cet écoulement « a été réfléchi et se fait avec prudence ».