Alors que les gestions du Panel Allocation ont accentué le profil défensif de leur portefeuille tout au long de l'année dernière, une lueur d'espoir semble apparaître en ce début d'année 2012, qui promet pourtant d'être particulièrement difficile.
Au premier trimestre 2011, le Panel consacrait la moitié de son allocation aux actions, mais seulement 43% en décembre, niveau le plus bas de l'année. Une timide reprise de confiance semble s'amorcer, les gestions affectant désormais 45% de leur portefeuille aux actions, soit un retour sur le niveau de novembre.
Parallèlement, la proportion de cash n'a cessé de progresser l'an dernier, passant de 4% en février à 11% en décembre, plus haut niveau depuis la mi-2009. Là aussi, la tendance semble commencer à s'inverser pour 2012, avec une baisse de 2 points de cette poche monétaire à 9% en janvier. Néanmoins, la quasi-totalité des répondants surpondèrent toujours la part de cash, protection contre les aléas des autres classes d'actifs.
Comme les mois précédents, les gestions agissent en ordre dispersé. Un tiers a choisi en janvier l'attentisme, en conservant son allocation du mois précédent, un tiers s'est renforcé en actions (+10 points pour la Française AM à 35%, +5 pour AllianzGI à 50%), et le dernier tiers s'est légèrement allégé (- 2 points en moyenne). Désormais, sept panélistes consacrent 50% ou plus de leur portefeuille aux actions, contre quatre le mois précédent. D'ailleurs, le Panel est désormais neutre sur les actions et non plus sous-pondéré.
Si la part de l'obligataire reste stable à 39%, sept gestions se sont renforcées pour quatre qui se sont allégées. Au sein du crédit, les acteurs privilégient les obligations privées, offrant le meilleur couple rendement-risque. Les obligations émergentes et les obligations convertibles font partie des actifs préférés.