La FAS (Fédération des associations d'actionnaires salariés et anciens salariés) et son partenaire Synerfil ont dévoilé hier leur première enquête sur l'actionnariat salarié. Un baromètre qui sera réalisé chaque année.
Sur le SBF 250, 145 entreprises disposent d'un actionnariat salarié, et 30% d'entre elles (dont 17 groupes du CAC 40), représentant plus de 1 million de salariés actionnaires, ont répondu à ce premier benchmark annuel FAS-Synerfil.
Dans 44% des entreprises, plus de la moitié des salariés sont actionnaires. L'actionnariat salarié détient au moins 3% des droits de vote, dans plus d'une entreprise sur deux, et au moins 10% des droits de vote dans 20% des sociétés. Sur les cinq dernières années, l'actionnariat salarié a progressé dans la moitié des entreprises et est resté stable pour 31%.
De fait, l'enquête relève la volonté des émetteurs de développer l'actionnariat salarié, avec 59% des entreprises qui lancent une opération au moins une fois par an. D'ailleurs, la vitalité de l'actionnariat salarié demeure malgré la crise. «Sur les entreprises qui avaient prévu un plan en 2009, au moins 60% l'ont réalisé avec généralement des taux de sursouscription, rappelle Michèle Monavon, présidente de la FAS. Les salariés sont très demandeurs en raison des cours bas».
Toutes les entreprises sondées ont mis en place un Plan d'épargne entreprise (PEE) ou Plan d'épargne groupe, et 43% un Perco. Les sociétés offrent des conditions incitatives. 85% prennent en charge les frais de gestion des fonds dédiés à l'actionnariat salarié. Et dans le cadre d'un PEE : 85% des entreprises proposent des taux de décote (de 20% pour 59% des émetteurs), 81% offrent un abondement (supérieur à 3.000 euros dans 41% des cas), 60% proposent des formules à effet de levier.
Du côté de la gouvernance, la moitié des entreprises ont de un à trois administrateurs représentant les actionnaires salariés au conseil. «La FAS souhaite qu'un représentant des actionnaires salariés siège au conseil – en plus du représentant des salariés – sans seuil minimum de détention du capital», ajoute Michèle Monavon. Quant au conseil de surveillance des fonds dédiés à l'actionnariat salarié, ils sont composés à parts égales de porteurs de parts et de représentants de l'entreprise dans 64% des cas.