La zone euro s'accorde sur les moyens de maximiser le FESF

Les Européens restent en quête d’une capacité d’intervention immédiate sur le marché obligataire. Le FMI est à l’affût sur l’Italie

Par Florence Autret, à Bruxelles le 30/11/2011 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

Photo: PHB/Agefi

Les ministres se sont mis d'accord ce soir sur les voies et moyens de maximiser le FESF», a assuré hier Klaus Regling à l'issue de la réunion des ministres de la zone euro. L'Eurogroupe a adopté des lignes directrices révisées pour les interventions du fonds européen de stabilité sur le marché primaire de la dette souveraine, sur le marché secondaire et à titre préventif, afin de tenir compte des deux formes de levier qui avaient été décidées lors du conseil européen du 27 octobre et ont été peaufinées depuis lors.
D'après le directeur général du FESF, la première option consistant à rehausser le crédit d'un pays, grâce à un certificat de protection attaché à une obligation souveraine, sera opérationnelle «endécembre», probablement à la fin du mois. La secondeoption évoquée consiste en la création de «fonds de coinvestissement» cofinancés par le FESF, qui prendrait une première tranche de pertes, et des investisseurs publics ou privés étrangers, viendra «en janvier». Selon une source européenne, le FESF pourrait créer des fonds spécifiques par pays, voire par maturité. «Les investisseurs veulent pouvoir bien apprécier leur risque», indiquait récemment une source bancaire.
Au conseil européen d'octobre l'objectif de 1.000 milliards d'euros de capacité d'intervention avait été explicitement donné. Mais hier, Klaus Regling a indiqué qu'«il n'est vraiment pas possible de donner un chiffre». Il a stipulé que«nous n'avons pas besoin de 100 milliards le mois prochain. Le levier est quelque chose qui se construit dans le temps».
En réponse aux critiques sur l'opacité et la complexité du FESF, le ministre français de l'économie a répondu hier que «la feuille de route est claire, les conditions désormais parfaitement connues». Les ministres se seraient également mis d'accord pour renforcer leurs engagements dans le Fonds monétaire international, afin que celui-ci renforce à son tour le FESF via les fonds de coinvestissement. «Il n'y a pas d'accélération du calendrier» sur l'intervention du FMI en Europe, a indiqué le ministre. Cependant plusieurs sources évoquaient des discussions sur une intervention imminente du FMI, avec le soutien de la BCE et/ou des Etats membres pour relâcher la pression sur l'Italie. «Par nos silences respectueux, nous respectons la BCE et sa capacité autonome d'intervenir», a néanmoins dit le ministre.

Envoyer par mail
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte

Illustrations

 
 
 
 

Réagir à cet article

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez-vous

 

S’abonner gratuitement aux newsletters

 
 
 
 
 
Partenaires
Ishares
CPR Asset Management Newsmanagers
 
Nomination précédente
Emmanuel Mussault Directeur Marketing Intelligence et communication
Lectra
Emmanuel Mussault
Directeur Marketing Intelligence et communication
Raffaella Piscopo Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Raffaella Piscopo
Consultant junior, Global Corporate Services
Gautier Weigert Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Gautier Weigert
Consultant junior, Global Corporate Services
Jean-Cassien de Mautort Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Jean-Cassien de Mautort
Consultant junior, Global Corporate Services
Stéphane Rimbeuf Responsable de l'industrie consumer Business & Transport
Deloitte
Stéphane Rimbeuf
Responsable de l'industrie consumer Business & Transport
Nomination suivante
 
 
 
 
 
 

 
 

Communautés

Derniers membres enregistrés