Veto. Près d'un an après la publication de leurs bans, Nyse Euronext et Deutsche Börse pourraient voir s'envoler leur projet d'union. Les services de Joaquin Almunia, commissaire européen à la Concurrence, s'apprêtent en effet à bloquer cette opération. Motif invoqué : malgré les concessions proposées par les deux acteurs, la fusion de Liffe et Eurex, leurs filiales dédiées au marché des dérivés, engendrerait toujours une situation de quasi-monopole en concentrant plus de 90 % des échanges de dérivés cotés en Europe. Une analyse erronée selon les dirigeants de deux opérateurs boursiers qui répètent à l'envi la nécessité d'analyser ce marché d'un point de vue mondial en y intégrant les échanges de gré à gré. « Rien n'est joué et il est prématuré d'enterrer ce projet », a dit, rassurant, Dominique Cerutti, directeur général adjoint de Nyse Euronext, dans un entretien accordé à La Tribune. Pourtant, le temps presse pour obtenir gain de cause. Selon Les Echos du 16 janvier, le collège des commissaires européens devrait rendre son verdict final sur leur fusion le 1er février.