Le 3 mars 2010, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et ses homologues allemande (KfW), italienne (CDP), espagnole (ICO), polonaise (PKO) et européenne (BEI) ouvriront Marguerite, un fonds infrastructures paneuropéen de 600 millions d'euros. Elles espèrent être rejointes par d'autres institutions pour porter le véhicule à 1,5 milliard d'euros. Ce fonds de droit luxembourgeois d'une durée de vingt ans servira de catalyseur aux investissements infrastructures pour l'énergie, le changement climatique et les réseaux transeuropéens (notamment de transport). Pendant une période d'investissement d'environ quatre ans, il devrait bénéficier d'un cofinancement par emprunt à hauteur de 5 milliards d'euros et privilégiera les projets de création d'actifs (« greenfield »), par opposition aux rachats (« brownfield »). Le fonds Marguerite entre dans le cadre des initiatives de l'Union européenne pour lutter contre la crise. Il sera présidé par le président de la BEI, Philippe Maystadt, et conseillé par une équipe en cours de recrutement.