La crise aidant, Oséo prend de l'importance. L'organisme public est appelé à un rôle central dans la relance de l'économie. A ce titre, il s'est vu octroyer 2,8 milliards d'euros dans le cadre du grand emprunt.
De ce montant, un milliard sera destiné au renforcement des fonds propres des PME, 500 millions aux prêts verts bonifiés et 300 millions aux pôles de compétitivité. Enfin, 500 millions seront destinés à renforcer les fonds propres d'Oséo, dans le cadre de la fusion de ses nombreuses structures, prévue dans le projet de loi de sécurisation bancaire.
A côté de cette manne ponctuelle, le budget 2010 prévoit de consacrer 5,7 milliards d'euros en subventions et avances remboursables. Plus de 3 milliards d'euros seront consacrés à des prêts et cofinancements, et 8,6 milliards aux garanties. En 2009, Oséo a soutenu 80.000 entreprises en 2009 à travers 25 milliards d'euros d'aides, dont 12 milliards de prêts bancaires (+76% par rapport à 2008).
Cette année, plus de 700 millions d'euros iront subventionner les projets innovants, qui pourront aussi bénéficier de 700 millions de garanties. Du côté de l'investissement, 2,9 milliards de cofinancements et de prêts mezzanine alimenteront les PME ; 1,7 milliard de garanties seront également à leur disposition. Enfin, pour assurer le développement des entreprises à l'étranger, 500 millions de prêts et garanties ont été dégagés.
La crise a mis en évidence les difficultés de trésorerie des PME. Dans ce domaine, 5 milliards d'avances sur créances ont été budgétées, ainsi que 2 milliards de garanties. En 2009, 6.000 entreprises avaient été soutenues directement, 15.000 via la garantie de l'organisme.
L'aide à la création d'entreprise constitue un autre pan de l'activité d'Oséo : 180 millions d'euros seront consacrés à son financement et 3,8 milliards de garanties pourront être apportées. Au-delà de la recherche pure, l'organisme souhaite pouvoir financer des investissements «plus proches du marché, comme le design, les prototypes», selon les mots de son PDG François Drouin. Plusieurs pistes sont à l'étude: «nous privilégions l'extension du mécanisme du crédit impôt recherche, plutôt que la création d'un nouveau mécanisme», a-t-il précisé. Les autorités trancheront.