Comment évolue le marché des espaces de travail collaboratifs ?
J.B. : Il est en croissance, avec une recrudescence depuis deux ans. Ce n’est pas une mode. C’est un besoin qui se fait ressentir, dû à la quantité croissante d’information. De plus, la façon de travailler a changé. La mobilité est plus importante. Et les équipes se constituent et se défont au fur et à mesure des projets, qui impliquent de plus en plus des partenaires internes et externes. Il est nécessaire de créer une mémoire d’entreprise et d’archiver les projets. Les entreprises ont pris conscience du besoin de capitaliser sur l’information existante. Dans le milieu de la finance, c’est d’autant plus stratégique que les départs à la retraite prévus sont importants.
Comment les employés accueillent-ils la mise en place d’un espace de travail collaboratif ?
P.-Y.M. : Comme tout déploiement de nouvelle solution, il y a des personnes séduites et d’autres réfractaires. La phase d’accompagnement au changement est donc cruciale. Il est essentiel de communiquer sur l’intérêt de l’outil afin de faire comprendre que ce n’est pas un frein mais plutôt une opportunité d’améliorer l’efficacité collective. Généralement, l’outil est testé auprès d’un groupe pilote et est ensuite développé dans les différents services. Le bouche-à-oreille aide à construire la bonne réputation d’une solution. Mais une fois qu’ils ont commencé à l’utiliser, les employés y adhèrent. Plus besoin d’appeler sans cesse ou d’envoyer plusieurs e-mails. L’outil diminue les tâches rébarbatives.
Quelles sont les dernières évolutions concernant les outils d’espace de travail collaboratif ?
P.-Y.M. : Les dernières fonctionnalités sont les flux RSS (c’est-à-dire un document dont le contenu est produit automatiquement en fonction des mises à jour d’un site web) et la génération d’alertes par e-mail quand un document est modifié ou créé. Le
workflow, c’est-à-dire le processus de validation et de notification des documents par les acteurs habilités, est également amélioré. Aujourd’hui, la réflexion porte plus sur l’environnement dans lequel ces outils sont mis en place que sur les outils eux-mêmes.