Considérés par le gouvernement comme un outil majeur de relance, les PPP (partenariats public-privé) ont du mal à accomplir leur mission. De quoi faire croître les critiques que soulèvent de toute façon ces projets en raison de l'endettement public qu'ils favorisent. Mais les montages imaginés pour la construction de lignes TGV - notamment la ligne Tours-Bordeaux qui atteindrait 7 milliards d'euros - suscitent des questions de principe, selon un rapport du député Hervé Mariton, évoqué dans Les Echos. Dans le cadre de la préparation du budget 2010 du Ministère des Transports, le parlementaire pointe du doigt un possible conflit d'intérêts dans les montages prévus depuis la fin du financement facile. L'Etat a en effet prévu que RFF serait le garant des fonds d'épargne gérés par la Caisse des dépôts et qui viendront aider à boucler des projets. Mais comme RFF est aussi concédant des futures lignes TGV, il y a là un paradoxe, d'autant plus regrettable que la sophistication financière est uniformément dénoncée pour avoir attisé la crise de ses effets pervers.