Pour sa deuxième édition depuis 2008, l'enquête sur «les emplois dans la gestion pour compte de tiers» réalisée par l'Association française de la gestion financière (AFG) estime qu'au-delà des 15.000 emplois directs dans les sociétés de gestion, chaque poste de travail en induit cinq autres dans l'écosystème.
Ainsi, l'AFG, qui a sondé quelque 170 sociétés de gestion de portefeuille (SGP), soit 41% de ses adhérents, estime que ces acteurs sont à l'origine d'environ 11.000 emplois supplémentaires auprès de prestataires, qu'ils soient internes (1.650 emplois) ou externes (9.500 emplois).
A cela s'ajoute la distribution / commercialisation de produits, notamment d'OPCVM, qui, avec 48.300 équivalents-emplois, «représente de loin la principale source d'emplois issue des revenus générés par les SGP».
Enfin, l'activité des SGP induit 9.000 autres emplois dans des fonctions associées : dépositaires / conservateurs (3.750 emplois), comptabilité (1.250 emplois) et courtiers (4.000 emplois).
Au bout du compte, ce sont plus de 83.000 emplois qui animent l'écosystème des SGP. La précédente enquête, qui remonte à septembre 2008, retenait à l'époque un chiffre de 70.000 emplois. Des évolutions méthodologiques limitent néanmoins l'exercice de la comparaison.
Si on la rapporte aux effectifs directement employés par les SGP (où le front-office joue un rôle central), la structure de l'emploi externalisé est largement dominée par les fonctions support avec 32 % (dont l'informatique, 21%), et le back-office 16 %, souligne l'enquête.
Les fonctions liées au contrôle sont également sous-traitées en majorité, «en raison notamment d'une pression réglementaire accrue ces dernières années».