Le géant de la gestion - avec quelque 3.000 milliards de dollars d'encours une fois que sera finalisée son acquisition de Barclays Global Investors (BGI) d'ici à décembre - s'apprête à mettre en place sa propre plate-forme de négociation afin de faire bénéficier ses investisseurs d'économies en exécutant tous les ordres possibles en interne. Les volumes brassés par le gestionnaire et par ses fonds lui permettront sans doute de « croiser » certains ordres pour satisfaire ainsi l'offre et la demande sur un titre. Notamment lorsque certains de ces fonds ont des contraintes de cession... Cela lui permettra d'économiser le recours aux courtiers traditionnels, qui pratiquent également eux-mêmes de plus en plus ces « crossing networks », ainsi qu'aux places de marché et aux services de compensation. Ce programme a priori gratuit concernera d'abord les actions, puis l'ensemble des classes d'actifs à terme. Le gérant ne pourra cependant se passer que partiellement de la liquidité garantie par les autres intervenants de marchés.