L'étude The European Equity Electronic Trading Landscape: How Deep Is Your Pool?, publiée au printemps par Aite Group à partir d'échanges avec les professionnels et les courtiers, estime que l'usage des outils électroniques devrait se développer pour d'autres classes d'actifs que les actions à l'avenir. Le cabinet d'études avance notamment comme explication la naissance possible de marchés européens pour des instruments comme les obligations et les produits dérivés, qui manquaient jusqu'à présent de volumes suffisants pour justifier de développer des algorithmes : « Si les régulateurs poussent le marché des produits dérivés au comptant (OTC - ‘over the counter', de gré à gré, NDLR) vers un modèle d'échanges centralisé, on verra s'épanouir un ‘trading' électronique de ces instruments », écrit l'auteur, Simmy Grewal.
« Les tables de négociation spécialisées sur les marchés obligataires utilisent généralement moins ces systèmes électroniques car les échanges sont majoritairement de gré à gré sur des valeurs non cotées : elles doivent donc déjà, en l'absence de marché centralisé, réaliser elles-mêmes, avec l'aide des ‘brokers' spécialisés et éventuellement d'outils informatiques, un gros travail d'agrégation de l'offre ou de la demande afin d'exécuter leur ordre OTC », explique par ailleurs Carl James, responsable fixed income de la table de négociation externe Fin'AMS, filiale de BNP Paribas. « Beaucoup de gestions spécialisées en ‘fixed income' ont commencé à développer des algorithmes spécialisés pour moderniser une exécution jusqu'alors ‘manuelle', estime aussi Simmy Grewal. Ce sera le prochain grand relais de croissance pour le ‘trading' algorithmique. »