En prévision d'un appel d'offres pour l'exploitation d'une ligne à grande vitesse traversant la Californie, la SNCF doit s'expliquer sur son rôle dans la déportation des juifs pendant la Seconde guerre mondiale. Rien moins qu'une loi a été votée par l'Etat de Californie pour soumettre l'entreprise à cette obligation. Mais alors que des industriels allemands, japonais ou italiens sont aussi sur les rangs du contrat, l'objectif de la loi californienne semble surtout, en visant clairement l'entreprise française, de l'amener à formuler son mea culpa. Ce qu'elle n'a jamais voulu faire, se prévalant de celui de l'Etat français dont elle relevait au moment des faits. Mais les Américains ne s'en satisfont pas, ils ont apparemment une idée bien arrêtée du devoir moral de mémoire... décidément sans frontières.