A vec l'épargne administrée, la seconde exception française dans le décor bancaire européen et sur le marché des particuliers était jusqu'à il y a peu la non-rémunération des comptes courants.
Si le groupe des Caisses d'Epargne a pu faire un beau chambard au printemps en lançant des comptes courants rémunérés (410.000 forfaits en cinq mois et 20 % de nouveaux clients en « tapant dans le dur » ), il le doit à un acteur étranger remuant qui a tiré les marrons du feu pour lui : CaixaBank.
Trois années de procédure de la part de la filiale de « la Caixa » catalane ont mis fin à l'interdiction par la Commission bancaire d'autoriser les comptes à vue en euros. Une procédure qui aura vu le Conseil d'Etat, puis la Cour européenne de Justice, et de nouveau le Conseil d'Etat dire le droit.
En s'engouffrant dans la faille, CaixaBank a réalisé un beau coup qui lui assure désormais une petite notoriété dépassant ce que pourrait laisser espérer sa maigre part de marché sur les particuliers et sa cinquantaine d'agences. Car si CaixaBank a essuyé les plâtres, elle n'a pas connu de succès foudroyant.