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La banque d'investissement recèle encore d'opportunités ciblées

le 30/09/2005
Malgré son contexte concurrentiel, la France reste attractive
P eu de marchés dans le monde sont aussi concurrentiels que celui de la banque de financement et d'investissement (BFI) en France. Ce qui n'empêche nullement les nouveaux entrants de se presser au portillon avec un certain succès.

La plupart du temps, ils ouvrent un bureau et développent une franchise sur laquelle ils sont d'excellents compétiteurs. Il en est ainsi de Royal Bank of Scotland (RBS) et d'ING, qui ont lancé leurs activités de financement des LBO à la conquête du marché hexagonal, respectivement en 1999 et 2003, avec un réel succès. Ou plus récemment de la boutique Houlihan Lokey Howard & Zukin (lire ci-dessous), qui a décidé de mettre à profit les lacunes du marché français en matière de restructuration financière et de valorisation indépendante.

Opérations crossborder

Il faut dire que la réussite des banques étrangères sur le marché français a de quoi susciter des vocations. Goldman Sachs figure depuis des années au sommet des league tables hexagonales en matière de fusions-acquisitions, souvent accompagnée d'autres acteurs américains tels Morgan Stanley ou JPMorgan. De quoi donner des idées à Bank of America, qui a décidé à son tour de développer des équipes en Europe en matière de BFI, misant notamment sur une forte progression de ses activités en France. Une démarche qui s'appuie notamment sur la capacité de la banque à favoriser les opérations transatlantiques.

Une réflexion également menée par Mediobanca. Le spécialiste de la banque d'affaires en Italie a ouvert il y a un peu plus d'un an son bureau parisien : les sujets franco-italiens ne manquent pas et c'est la mission initiale de la banque dirigée à Paris par Marc Vincent (ancien patron des activités de banque d'investissement de Citigroup en France) que de mener à bien de tels projets.

Chaque cas d'entrée d'une banque étrangère dans le domaine de la BFI correspond à un manque présumé. Si nombre d'acteurs ont su répondre à ces besoins, tous n'ont pas réussi leur entrée sur le marché français, qui demeure particulièrement difficile. n


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