Tant sur le plan de la gestion que de son offre, la "boutique" Amiral Gestion adepte de la "value" est loin des sunlights, et elle le revendique. "Nous ne poussons pas de produits auprès de nos clients et n'avons pas de politique de distribution agressive, c'est une volonté", confirme Julien Lepage, gérant et partenaire au sein de la société. Dans la même optique, la création de nouveaux produits n'est pas la priorité de la société, ni l'élargissement à d'autres classes d'actifs comme les obligations ou le monétaire. "Nous nous concentrons sur nos produits existants sur des sujets que nous maitrisons bien et qui ont toujours été notre spécialité, comme les small caps, les valeurs internet, l'énergie et l'international, thème que nous jouons notamment par les pays émergents et l'énergie. Oui, nos fonds sont de tailles relativement réduits pour la plupart, admet encore le responsable, mais c'est un atout, puisqu'il est plus facile d'obtenir de bonnes performances sur des fonds de petite taille".
D'ailleurs, pour une clientèle qui se compose pour un quart de particuliers, un autre de family offices, un autre encore de conseillers en gestion de patrimoine indépendants et pour le solde d'investisseurs institutionnels, Amiral Gestion a dû se renforcer récemment. Ainsi, comme Newsmanagers l'indiquait le 17 septembre, deux analystes-gérants ont renforcé l'équipe de gestion, notamment pour "explorer" d'autres marchés comme l'Amérique Latine.
Alors qu'en pleine tempête de la crise financière, divers spécialistes de la gestion d'actifs ne donnaient pas cher de la survie des petites sociétés de gestion françaises, Amiral Gestion estime avoir tiré son épingle du jeu. "Nous avons survécu à des années difficiles, et 2008 a été particulièrement douloureuse", souligne Julien Lepage. "2009 a vu le retour des bonnes performances et en 2010, les performances sont montées de façon progressive. Nous nous situons entre +10 % et +20 % pour les fonds de notre gamme".
A mi novembre, les encours de la société de gestion française se situent à 300 millions d'euros - gestion privée incluse - "soit le même niveau que début 2010", ajoute Julien Lepage. Quant à la gamme de la maison, elle est constituée de cinq fonds communs de placements: Sextant PEA, Sextant Grand Large, Sextant Autour du Monde, Sextant Peak Oil et Sextant INC.