AG2R La Mondiale n'en démord pas : les contrats de variables annuities constitueront l'un des fers de lance de son offre commerciale ces prochaines années. « Nous estimons qu'à cinq ans, ce type de contrat représentera plus de 20 % des affaires nouvelles en assurance vie », prédit l'assureur lors de la présentation de son nouveau contrat. Pourtant, la première version de Terre d'Avenir, le premier du nom lancé en 2008 n'a été distribué qu'à... 50 assurés.
Il est vrai que la période n'était pas propice aux nouvelles offres - d'autant que ces produits restent complexes à expliquer, et donc à vendre - et que ce contrat était réservé à une clientèle capable de mobiliser initialement plus de 100.000 euros.
Aujourd'hui, les circonstances semblent plus fastes. Les inquiétudes sur la retraite collective se font de plus en plus prégnantes et la retraite individuelle gagne du terrain dans les esprits. Conscient de cette fenêtre d'opportunités commerciales, l'assureur a sondé ses réseaux de distribution et a adapté son offre en conséquence en proposant une version plus souple et plus accessible de son produit. Celui-ci est maintenant accessible en coadhésion et la souscription initiale minimale a été rabaissée à 30.000 euros.
Garantie optionnelle.
Comme sa première version, Terre d'Avenir 2 se présente sous la forme d'un contrat multisupport de groupe traditionnel. Le souscripteur peut opter pour une gestion libre. Il peut ainsi arbitrer entre le fonds en euros de la compagnie (dont le taux de rendement 2009 a été de 3,75 %) et un peu moins d'une cinquantaine de supports gérés par des gestionnaires externes et couvrant la majorité des classes d'actifs. Le contrat, dans sa version de gestion libre, est assorti d'une garantie plancher ou d'une garantie plancher indexée optionnelle.
Mais outre ces possibilités - somme toute très courantes -, l'option la plus originale du contrat, déjà présente dans le précédent Terre d'Avenir, est sans conteste l'option « revenus garantis », permettant au souscripteur de s'assurer un revenu de 4,5 % des sommes investies sur un des trois supports spécifiques (« prudent », constitué de 20 % d'actions et de 80 % d'obligations ; « équilibré », à 40 % d'actions et 60 % d'obligations ; ou « dynamique », à 60 % d'actions et 40 % d'obligations) gérés par Amundi. Si le souscripteur choisit cette option, le contrat passe du type multisupport classique à celui de variable annuities, et cela à la convenance de l'assuré.
Trois phases.
Le principe de cette option est aujourd'hui connu. Dans un premier temps, l'assuré choisit un support éligible et adapté à son profil d'investisseur. Après une phase de revalorisation, le souscripteur entre ensuite dans une phase de perception de son épargne, à 60 ou 65 ans selon son choix. Son capital lui est ainsi redistribué sous la forme de rachats partiels programmés. Son revenu minimum garanti est fixé à 4,5 % nets de frais de gestion pour des revenus perçus à 65 ans et à 4 % pour des revenus perçus dès 60 ans. Pendant la période de valorisation de l'épargne - voire pendant celle de perception des revenus -, le taux de redistribution maximum est réévalué en fonction de l'évolution des marchés sans qu'il ne puisse descendre en dessous de son niveau le plus haut atteint. Enfin, lorsque toute l'épargne est consommée, une rente viagère prend le relai, toujours au taux le plus haut dont a bénéficié l'assuré.
Si cette option n'est pas gratuite - il faut compter entre 0,55 % et 1,9 % par an en plus des frais inhérents au contrat selon le type de gestion adoptée et l'âge de déclenchement des revenus (lire l'encadré) -, les souscripteurs restent libres d'en sortir à tout moment pour des supports de gestion libre, moyennant des frais d'arbitrage de 1,6 %.
Evidemment, comme tous les produits à fenêtre, cette option n'est accessible avec ces caractéristiques que jusqu'au 31 décembre 2010, mais l'assureur compte maintenant relancer régulièrement de telles offres adaptées aux conditions de marché.